Seinosuke Taida Admin


Messages: 4 Date d'inscription: 23/01/2012
 | Sujet: Speeches. [PV: Saitayo Kenji] Mer 25 Jan - 18:56 | |
| « La vie est soeur du hasard. »Stephen King.J'ai tellement parlé de la mort que j'ai cru la noyer, la submerger de ma vie, l'emmerder tant et tellement, qu'elle abandonne l'idée même de m'emmener avec elle... Je suis Seinosuke Taida, je suis une Divinité de la mort, j’ai survécu à tout ça. Quel humain se serait dit de devoir un jour affronter des Hollow, ou des gars ayant un pouvoir spécial ?
Kuso... j’ai survécu à tout ça… Je suis devenu toujours plus fort en voulant aussi défendre mes valeurs et mon entourage. J’étais pas habitué à tout ça, j’le suis probablement pas encore ; mais on fait avec, on n’a pas le choix quand on est une Divinité de la mort. C’est tuer ou être tuer. Quand t’es en face d’un Hollow avec une arme en main, tu ne te poses pas beaucoup de questions…
Je suis une Divinité de la mort, j’ai frôlé la mort et maintenant je porte son nom. Je suis une Divinité de la mort et je le vie bien. J’en suis fier, même ; Parce qu’un autre m’a légué ses pouvoirs avec honneur ; Il m’a sacré Divinité de la mort. Elle m’a sacré Divinité de la mort. FLASH BACK : Thrill of the Soul reaper.Je n’ai plus peur de la vérité. Je ne parle pas cette fois-ci du fait que je sois devenu un Shinigami et que j’ai une vision de la vie après la mort. Je suis avant tout un humain. Je m’appelle Seinosuke Taida, j’ai 19 ans et je suis étudiant en audiovisuel, en seconde année de licence. Et oui mon gars, major de promo au second semestre ; c’est pas beau ça ? Je m’égare. Ce que je voulais dire par « je n’ai plus peur de la vérité », c’est que j’ai découvert une suite de coïncidences étranges au sein de ma famille. Si je me doute bien que mon père possède des pouvoirs, ceci est à même d’être la source des problèmes dans ma famille. Et oui, mes parents sont en pleine procédure de divorce. Mon père est déprimé et souffre d’un blocage effrayant. Je n’avais pas de nouvelles de lui depuis que j’ai mon appartement que je finance moi-même. Je sais aussi que mon père, Takahashi Taida, vit reclus dans un chalet situé à la campagne. Et dans la presse, une série de coïncidences étonnantes me laisse croire qu’il a des ennemis, ce grand DG d’une industrie de Karakura. Des ennemis ordinaires ? Je ne crois pas. Durant la nuit, il m’avait appelé pour me dire que notre chien Kukuro fut mort poignardé avec un tournevis. Un préambule à une succession de meurtres de notre entourage. Je sais qu’il est un Fullbringer tout comme moi, et que je risque ma vie autant que lui.
Mon frère cadet, l’amante de mon père, tous furent tués d’une manière peu commune. Cette fois-ci, leur corps n’avaient pas étés transpercés par un tournevis. Non, ils leurs manquaient des membres, et ceux qui restaient étaient calcinés.
Finalement, c’est sa maison entière qui fut brûlée, il y a un mois.
Ou comment résumer les méfaits d’un tueur en série ayant accompli les meurtres les plus sanglants au Japon depuis plusieurs années.
Et dans ce cas-là, j’en fais quoi moi, de mes pouvoirs ?
Le réveil s’était amorcé à neuve heures du matin, dans un bruit strident qui cependant ne paressait pas surprendre Seinosuke, fort de son flegme chronique. Espérant que l’appareil cesse de retentir de lui-même, il souleva promptement son coussin pour cacher sa tête en dessous, ses mains s’agrippant au tissu. Avec un soupir témoignant de son flegme habituel, il avait finalement entreprit de bouger approximativement sa main vers le poste pour l’éteindre. C’est alors qu’il s’était rendormi, sans se rendre compte des responsabilités qu’incombaient le fait d’être désormais une Divinité de la mort, et de même sans se soucier du risque qu’encourait à ce moment la seule personne qu’il lui restait dans son entourage. Cet amer goût de dépression était plus fort que tout. Cette nostalgie de ne plus ressentir à côté de lui la présence de son amie qu’il ne revoyait que pendant des cauchemars sanglants. Depuis ce temps, son goût prononcé pour l’alcool ne faisait que de croître, frôlant l’addiction. Ses heures de sommeil peu nombreuses le rendait d’avantage dépendant aux médicaments qu’il consommait déjà auparavant. Ces maux de têtes issus de ses cauchemars et de tant de préoccupations rendaient sa vie difficile et son attention au combat quasi moindre.
Ce fut finalement après une demi-heure de sommeil supplémentaire que le garçon, arborant un débardeur blanc et un short noir, s’était dirigé dans sa salle de bain afin de prendre sa toilette, et de se vêtir d’habits convenables.
Après une douche revigorante, Seinosuke s’était vêtu d’un t-shirt en col en v blanc qui lui sied à merveille avec les tatouages qu’il possédait à son bras droit. Selon lui, toutes ces écritures et ces dessins signifiaient une étape précise de sa vie. Encrer ce qui est ancré, pour ne plus ressasser le passé, répliquait-il quelques fois pour justifier sa décision d’immortaliser chacun de ses souvenirs sur son corps. Un Jean gris poivre attaché à une ceinture blanche soutenait cet habit de taille 31 dans lequel il paressait flotter. Puis des chaussures noires aux semelles blanches d’une marque américaine –Emerica-, discrètement brodée à l’horizontal à proximité des boucles de lacets.
Une fois changé, le jeune étudiant soupira à nouveau en se jetant lourdement sur son lit. Cette même expression entremêlée à une certaine mélancolie témoignait du fait qu’il se perdait dans ses multiples préoccupations : devait-il rendre compte de la situation à la Soul Society, ou devait-il lui-même lutté au risque de manquer de respect aux directives fixées s’appliquant à un Shinigami remplaçant ? Ou alors, tout simplement, devait-il attendre que l’ennemi remonte jusqu’à lui en faisant confiance au potentiel et aux moyens de son paternel pour éviter le risque d’être conduit dans un piège ? Pouvait-il seulement attendre le responsable du meurtre de sa famille, et certainement l’un de ceux appartenant au même groupe de Fullbringer responsable de la mort d’Haya ? Au fils de ces pensées, son corps se serrait, ses doigts se crispaient et son regard se fronçait. Des symptômes bien visibles de la canalisation d’un courroux quasi insoutenable, si bien que le jeune homme avait accélérer involontairement le rythme de sa respiration.
C’est finalement en répondant à ses ressentiments qu’il se tira de ses songes, en empoignant nerveusement sa boîte de Soul Candy posée sur sa table de chevet, tout en se levant avec effort, s’aidant lentement de ses mains pour finalement prendre appui sur ses genoux.
* Justement, ces gars doivent s’attendre à ce que je me rende sur les lieux. Il n’y aura personne là-bas pour témoigner des dégâts que je risque de faire. Je pourrai user du Bankai en toute tranquillité. * Conclu-t-il en se détachant de son enveloppe charnelle après avoir ingurgité l’une de ces étranges friandises qu’Haya lui avait laissée, avec d’autres affaires qu’il dû ranger comme il le pouvait dans son armoire. Son corps chuta à nouveau lourdement sur son lit, tandis que son corps astral se dirigeait vers son balcon, ouvrant la porte fenêtre donnant sur celui-ci. A pied joint sur la rambarde en metal, il prit une impulsion suffisamment puissante pour se précipiter à pic vers le ciel, sur lequel il trouva efficacement appui comme s’il s’agissait d’un sol quelconque. D’ici, à dix heures du matin, il avait une vue imprenable sur le centre-ville de Karakura et ses environs.
Usant de Shyunpo efficaces et rapides, Seinosuke n’avait que prit très peu de temps avant de survoler la campagne et localiser la maison brûlée dont il était question. Celle de son père, dans laquelle habitaient également son frère cadet et la belle-mère qu’il n’aura hélas jamais pu connaître.
Il n’y avait plus que des cendres à côté de ce lac turquoise, au beau milieu de ce plateau situé entre quelques chaînes de montagnes peu imposantes. Ce fut en voyant ce triste tableau que le jeune homme sortit l’appareil qui allait lui permettre d’établir son compte rendu à la Soul Society. L’objet arborait le même aspect qu’un téléphone portable à clapet des plus ordinaires. En appuyant sur une seule touche, il pourra joindre le département qui déterminera des procédures à suivre :
« Seinosuke Taida, Shinigami Daiko. Je me situe à l’extérieur de Karakura, 30 degrés est à 70 kilomètres. Des traces me permettent de croire qu’en ce lieu, des humains possédant des pouvoirs ont attaqués une famille importante de la mégalopole. J’ignore combien ils sont et ce qu’ils veulent, mais je demande la permission de pouvoir enquêter sur la situation avec l’aide d’un Shinigami. Si des individus avec un tel pouvoir courent dans la nature, ça pourrait dégénérer. »
« Une femme qui vous vole votre amour lorsque le vôtre est tout ce que vous possédez n’est pas digne du nom de femme. » C’était les derniers mots de mon père à la fin de cette enquête, lorsque je l’ai tué de mes propres mains. D’un côté, bien que tout ce qu’il voulait fût de s’approprier mon pouvoir afin de renforcer le sien, je pouvais comprendre ses actes à lui.
Après tout, moi aussi j’ai perdu une personne qui était à mes yeux bien plus qu’une amie ou un mentor. Je comprenais mieux sa situation, et par conséquent quel rôle j’eus dans cette histoire. Un humain possédant des capacités surnaturelles reste un humain tout de même. Mais même dans un état de compréhension, je l’ai tué simplement pour venger ma famille, et car je n’avais pas le choix. [Flash back : end]11 mois se sont écoulés depuis ma dernière mission en tant que Shinigami remplaçant. Désormais, je suis capitaine de la septième division. Ouais, j’en ai fait du chemin. Passer d’humain à Fullbringer, et de Fullbringer à Taichô… qui l’aurait cru ? Pas moi, en tout cas.
Fréquemment, les Shinigami de la septième division pouvaient voir leur Taicho longer ses quartiers d’un pas lent. Comme s’il était relié à un lourd fardeau pesant sur ses épaules, Seinosuke était légèrement cambré en avant, les mains dans les poches de son Shihakuusho. Il était l’un de ces capitaines de la cours à accorder peu d’importance à son rang ainsi qu’à son Haori. En effet, celui-ci s’avérait incontestablement bien trop ample pour lui, si bien que les traits de couture de l’habit se situant normalement au niveau des épaules descendaient au niveau de ses bras. Ainsi, sa tenue semblait plutôt être un peignoir ouvert se mariant à perfection avec sa façon d’être, procurant toujours aux autres l’impression qu’il venait tout juste de sortir d’un profond sommeil. D’ailleurs, à cause de cette brise matinale, ses cheveux ébène étaient décoiffés. Sa mèche normalement approximativement peignée se hissait quelque fois sur sa tête, pour retomber et voiler ses yeux indigo. Pour cause, puisqu’il semblait être racolé à toute sorte de discours revenant à remettre en cause le fait qu’il fut un humain ayant perdu son entourage, on l’appelait « l’homme de la pluie ».
La symbolique des noms n’était pas systématique au sein de la Soul Society. Seules certaines âmes en bénéficiaient, cette caractéristique se voulant souvent honorifique et preuve d’une différence ancrée dans les mémoires. Le parcours et l’évolution semblaient d’emblée définir l’avenir de Seinosuke Taida. Placé sous le signe de la tristesse et de la solitude, ce jeune humain fut né un mois d’octobre, en pleine saison humide. Sans doute injustement condamné par son surnom, il était destiné à être vu comme le manant qu’il fut auparavant, mais aussi comme étant un être prodige portant avec honneur son hybridité. De plus, si l’obtention du Bankai se faisait rare pour un très grand nombre de Divinité de la mort étant donné que ce pouvoir nécessite d’être en parfaite harmonie avec son arme et que celle-ci accepte de se soumettre à son propriétaire, l’homme de la pluie avait atteint ce stade après seulement quelques mois précédents l’obtention de ses pouvoirs, probablement car son Fullbring release lui avait facilité plus ou moins la tâche. Tout de même, on le savait méritant et sage, conduisant ses hommes à établir les meilleurs choix et les meilleures stratégies une fois sur le terrain. S’il démontrait un paternalisme fort accentué, ses subordonnés quant à eux avaient entièrement confiance en lui, et se plaisaient également à pouvoir passer quelques soirées festives en sa compagnie. Le substituant de Komamura Sajin se montrait donc à la hauteur de son rang de par sa puissance colossale et la bonne influence qu’il déposait au sein de chaque âme, à l’image du symbole brodé sur son Haori représentant l’honneur et le courage.
C’est en longeant ses quartiers que Seinosuke vînt à apercevoir la présence d’un autre Taichô. Ne distinguant que sa silhouette accompagnée de son Haori battant au gré du vent, il ne pouvait lui-même décliner son identité. Il s’avança néanmoins vers lui, tout en le saluant de la main comme l’exigeait la bienséance présente dans les enceintes du Gotei 13.
« Hoy, Taichô-san ! » clama-t-il nonchalamment en suscitant l'attention de certains de ses subordonnés.
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